Sida en Afrique : des progrès historiques, menacés par le reflux de l'aide internationale
Les décès liés au sida n'ont jamais été aussi bas sur le continent. Mais le bilan de l'année 2025, publié en juillet 2026 par l'ONUSIDA, décrit aussi des financements en recul et des millions de personnes qui ne connaissent toujours pas leur statut.
Par la rédaction · 17 octobre 2026
Deux régions, deux réalités. En Afrique orientale et australe, de l'Afrique du Sud au Kenya, l'ONUSIDA recense 21,1 millions de personnes vivant avec le VIH en 2025, plus de la moitié du chiffre mondial. L'Afrique de l'Ouest et du Centre en compte 5,2 millions. Ensemble, elles réunissent près des deux tiers des 41 millions de personnes concernées sur la planète.
Le recul de la mortalité reste spectaculaire : environ 570 000 décès liés au sida dans le monde en 2025, contre 2,1 millions au plus fort de l'épidémie, en 2004. Le traitement antirétroviral, souvent réduit aujourd'hui à un comprimé par jour, explique l'essentiel de cette baisse.
L'écart entre les deux moitiés du continent persiste pourtant. À l'est et au sud, 85 % des personnes vivant avec le VIH suivaient un traitement en 2025. À l'ouest et au centre, la proportion tombe à 74 %, et seuls quatre enfants séropositifs sur dix y recevaient des médicaments.
Reste la question de l'argent. Les financements internationaux consacrés au VIH ont reculé de 18 % en un an, la plus forte baisse depuis près de deux décennies selon l'organisation onusienne. Les budgets nationaux progressent, mais pas assez vite pour combler le manque.

